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“Notre programme” in L’Art moderne, Bruxelles, 1881


En 1881 sort le premier numéro de L’Art moderne qui domine le champ artistique et littéraire belge jusque 1914, ces deux champs étant alors rarement séparés dans les revues. L’Art moderne, sans s’y impliquer au premier abord, soutient la création artistique et se targue d’une vocation sociale en appelant les artistes à servir de trait d’union avec la société ; pour se donner plus de poids, la revue publie les textes anonymement, pouvant ainsi se vanter de prendre la parole d’une voix collective. Cette voix collective est composée d’avocats, d’écrivains, d’hommes politiques (Edmond Picard, Octave Maus, Jules Destrée, Emile Verhaeren, Georges Rodenbach…), amateurs d’Art nouveau et collectionneurs des œuvres montrées aux XX et à La Libre Esthétique, expositions internationales qu’ils organisent eux-mêmes, là où la Belgique découvre, pour la première fois, l’impressionnisme et, plus tard, le symbolisme.